Célèromètre obligatoire en contrôle technique : ce que les centres doivent savoir

27 juillet 2026

Depuis le 1er mars 2026, les centres de contrôle technique agréés pour les véhicules de catégorie L doivent disposer d’un nouvel équipement : le célèromètre. Cette obligation s’inscrit dans le renforcement progressif du contrôle technique des deux-roues motorisés, entré en vigueur en France à partir d’avril 2024. Pour les professionnels du secteur, c’est un investissement incontournable, avec des implications concrètes sur l’organisation et le matériel.

Un équipement conçu pour détecter les cyclomoteurs débridés

Le célèromètre est un appareil de mesure de la vitesse maximale d’un véhicule. Son rôle dans le contrôle technique est précis : vérifier que les cyclomoteurs (catégorie L1e, cylindrée inférieure à 50 cm³) respectent bien le bridage réglementaire à 45 km/h. Le débridage de ces véhicules, pratique illégale et particulièrement répandue chez les jeunes conducteurs, peut désormais être détecté de façon systématique en centre. Pour s’équiper, les responsables de centres peuvent consulter la sélection de celerometre proposée par ETS Théo Time, spécialiste des équipements pour le contrôle technique.

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À ne pas confondre avec le sonomètre, qui mesure le niveau sonore et est obligatoire depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 : les deux appareils répondent à des exigences distinctes, même s’ils concernent tous deux les véhicules de catégorie L.

Un calendrier qui s’est précisé après un premier report

L’entrée en vigueur du célèromètre avait d’abord été prévue en juin 2025, avant d’être repoussée à mars 2026 par arrêté publié au Journal officiel. Ce délai supplémentaire a permis aux centres de s’organiser, mais l’obligation est désormais effective. Le contexte est celui d’un contrôle technique deux-roues encore récent : les véhicules immatriculés entre 2020 et 2021 entrent dans le dispositif en 2026, ce qui élargit progressivement le parc concerné.

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Les chiffres du bilan 2024-2025 illustrent les enjeux : le taux de refus pour les deux-roues motorisés dépasse 24 % en 2025, et l’âge moyen des véhicules contrôlés s’élève à 17,5 ans pour un kilométrage moyen de 36 437 km. Un parc vieillissant qui justifie pleinement un dispositif de contrôle renforcé.

Un marché en croissance pour les équipementiers

L’élargissement du contrôle technique aux deux-roues tire mécaniquement la demande en équipements spécialisés. Le marché du contrôle technique automobile représentait plus de 2,3 milliards d’euros en 2025 en France, avec plus de 80 % des centres affiliés à des réseaux nationaux. L’acquisition de célèromètres et de sonomètres homologués, la formation des contrôleurs, la mise en conformité des installations : autant de postes qui pèsent sur les charges des centres, mais qui conditionnent leur agrément et la fiabilité de leurs prestations.

Avec 27,6 millions de contrôles techniques réalisés en 2025, record absolu tous véhicules confondus, le secteur confirme son rôle central dans la sécurité routière. L’intégration des deux-roues dans ce dispositif, avec ses équipements dédiés, en est la prolongation logique.

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