Un deux-roues, ce n’est pas simplement un caprice ou une échappatoire aux files interminables de voitures. C’est un choix, souvent mûri, parfois pressé, qui engage bien plus que la simple poignée de gaz. À peine la décision prise, les démarches s’invitent, incontournables, sur votre parcours d’acquéreur.
Souscrire à une assurance (obligatoire) et obtenir le quitus fiscal
La première étape, après l’achat, ne laisse aucune place à l’hésitation : il faut assurer votre moto. Peu importe le modèle, la cylindrée ou même l’usage, l’assurance n’est jamais une option. C’est la garantie d’être en règle et de rouler l’esprit tranquille.
Autre passage obligé pour certains acheteurs : le quitus fiscal. Ce document, demandé notamment lors d’un achat hors de l’Union Européenne, prouve que votre deux-roues respecte toutes les obligations liées à la TVA. Impossible de faire immatriculer votre moto sans ce sésame. Pour l’obtenir, une démarche administrative s’impose auprès du service des impôts. Les justificatifs à fournir sont précis :
- la facture attestant de l’achat ;
- un justificatif de votre résidence en France ;
- la carte grise étrangère de la moto.
Sans ces éléments, la route vers la carte grise reste fermée.
La carte grise : la pièce maîtresse
Impossible de passer à côté : la carte grise, véritable “carte d’identité” de votre moto, officialise votre statut de propriétaire. Depuis novembre 2017, toute demande se fait exclusivement en ligne. Inutile de chercher un guichet, tout se passe sur les plateformes agréées par l’État.
Pour constituer votre dossier, préparez ces documents indispensables :
- le permis de conduire accompagné d’un justificatif de domicile ;
- une copie de votre attestation d’assurance ;
- l’original du récépissé de déclaration d’achat, preuve que la moto vous appartient réellement ;
- l’ancienne carte grise, barrée et signée à votre nom si vous achetez d’occasion.
Une fois ces démarches réalisées, vous pourrez circuler librement en attendant le certificat d’immatriculation officiel. Ce passage administratif, parfois fastidieux, ouvre pourtant la voie à la liberté du bitume, guidon en main et papiers en règle. On a rarement vu un moteur rugir longtemps sans ces précieux documents, alors autant les obtenir sans tarder.



