Scooter et grossesse : comprendre les risques à connaître

27 février 2026

La scène est moins rare qu’on ne le croit : une femme enceinte sur le siège arrière d’un scooter, casque vissé sur la tête, traversant la ville en deux-roues. D’un regard extérieur, le doute s’immisce : est-ce bien raisonnable ? Sur le coup, la question s’est invitée à notre table il y a quelques mois, quand mon amie a appris qu’elle attendait un enfant. Comme beaucoup, elle ne conduit pas le scooter, mais partage régulièrement la selle à mes côtés. Devions-nous continuer nos trajets habituels ? Pour trancher, nous n’avons pas hésité à solliciter l’avis de son gynécologue et d’une sage-femme. Le scooter, est-ce encore envisageable pendant une grossesse ?

Femme enceinte et scooter : quels dangers réels ?

Monter sur un scooter implique déjà certains risques, grossesse ou non. La principale menace, c’est la chute ou l’accident. Les adeptes du deux-roues le savent : une plaque mouillée, un automobiliste inattentif, et tout peut basculer en un instant. Lorsqu’une femme enceinte est impliquée, qu’elle soit conductrice ou passagère, l’impact peut s’avérer dramatique pour le bébé à naître. Un choc, même modéré, peut suffire à provoquer des saignements ou un décollement du placenta. Des complications qui pèsent lourdement sur le développement du fœtus et sur la grossesse elle-même. En scooter, la marge d’erreur est mince, et le prix à payer, parfois, disproportionné.

Vibrations, secousses : faut-il s’inquiéter pour le bébé ?

Sur ce point, les réponses des professionnels de santé ont été plutôt rassurantes. Durant les trois ou quatre premiers mois de grossesse, les vibrations et secousses ressenties sur un scooter ne présentent pas de danger spécifique pour le fœtus. Le bébé, bien protégé, ne risque pas de « se décrocher » à cause d’un nid-de-poule. Plusieurs sources médicales confirment cette donnée. Mieux vaut, évidemment, éviter les chemins accidentés ou les rues pavées façon montagnes russes, mais les trajets urbains restent acceptables dans la majorité des cas.

Jusqu’à quand peut-on encore monter sur un scooter enceinte ?

Selon les médecins consultés, le feu vert est donné jusqu’à la fin du premier trimestre, c’est-à-dire 3 ou 4 mois de grossesse. Durant cette période, scooter et grossesse ne sont pas incompatibles, sous réserve de prudence et de trajets courts. Passé ce cap, le développement du fœtus s’accélère. Cœur, cerveau, membres… tout s’affine, tout devient plus fragile face à un choc. Après 4 mois, le risque grimpe d’un cran. À ce stade, la recommandation des professionnels est limpide : laissez le deux-roues de côté, et privilégiez d’autres modes de transport. Rouler en scooter une fois le cap des 4 mois franchi ? Fortement déconseillé.

Scooter ou transports en commun : le moindre mal ?

Certains médecins nuancent encore le débat. Dans certains cas, notamment en début de grossesse, le scooter pourrait s’avérer moins pénible que les transports en commun. Voici les arguments avancés par certains professionnels :

  • Les transports publics réservent parfois des trajets longs et fatigants
  • Dans le métro ou le bus, difficile de trouver une place assise, et les secousses sont aussi au rendez-vous
  • La promiscuité rend la situation inconfortable, voire risquée (bousculades, piétinements…)

Si le scooter permet d’éviter une accumulation de fatigue et de stress, il peut constituer un compromis acceptable, mais uniquement au début de la grossesse et en redoublant de vigilance sur la route.

En cas d’accident en scooter pendant la grossesse : que prévoit l’assurance ?

Que vous soyez au guidon ou passagère, votre assurance, ou celle du responsable de l’accident, vous couvre. Mais une nuance de taille existe : en cas de perte du fœtus due à un accident, l’assurance scooter n’accorde pas d’indemnisation. Juridiquement, le fœtus n’a pas de personnalité propre : aucun dédommagement n’est prévu en cas de perte liée à un accident de la route.

À retenir : pendant les trois ou quatre premiers mois de grossesse, prendre le scooter reste envisageable, à condition d’être extrêmement prudent. Les vibrations ne posent pas de risque pour le bébé à ce stade, mais le danger principal reste l’accident. Après ce seuil, il vaut mieux abandonner le guidon. Le deux-roues attendra : la sécurité du bébé passe avant tout. Et pour celles qui hésitent encore, une question subsiste : le trajet le plus rapide vaut-il ce genre de pari ?

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